Yaoundé, 15 avril 2026 (CAPnews) – Après une première étape en Algérie, le pape Léon XIV a entamé mercredi une visite de trois jours au Cameroun, poursuivant ainsi sa tournée africaine. Arrivé dans la capitale Yaoundé, le souverain pontife y séjournera jusqu’à vendredi. Cette présence marque la volonté du Saint-Siège de renforcer ses liens avec un pays d’Afrique centrale où l’Église catholique occupe une place sociale et politique significative.
Un contexte de concurrence religieuse
Au Cameroun, pays d’environ 30 millions d’habitants, les catholiques représentent près de 30 % de la population. L’Église y exerce un rôle de médiation reconnu et gère un vaste réseau d’hôpitaux, d’établissements scolaires et d’œuvres caritatives. Autant d’instruments d’influence que le Vatican souhaite consolider sur le continent, dans un contexte de concurrence religieuse et de fragilités politiques régionales.

Une diplomatie pontificale discrète
Dès son arrivée à Yaoundé, le pape a rencontré le président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quarante ans. L’entretien, dont la teneur n’a pas été détaillée, s’inscrit dans une diplomatie pontificale discrète mais régulière avec les chefs d’État africains. Aucune déclaration commune n’a été faite dans l’immédiat.

Un geste de paix et de soutien aux populations
L’étape la plus symbolique du voyage est attendue jeudi. Sous haute protection, Léon XIV se rendra à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest, épicentre de la crise dite « anglophone ». Dans cette zone, l’affrontement entre les forces gouvernementales et les groupes séparatistes a causé des milliers de morts et contraint plusieurs centaines de milliers d’habitants au déplacement. La visite du pape, perçue comme un geste de paix et de soutien aux populations, intervient dans un climat sécuritaire tendu.
