Ngaoundéré, 30 juillet 2026 (CAPnews) –Le programme « Vacances utiles, numériques et citoyennes » a été officiellement lancé à Ngaoundéré par le gouverneur de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar. Cette initiative, portée par l’association Cœur des générations, vise à occuper utilement la période estivale en proposant des formations aux métiers du numérique. Pendant cinq semaines, plus d’une centaine de jeunes âgés de 18 à 35 ans, en majorité des filles et des femmes, suivront des modules en marketing digital, secrétariat bureautique et intelligence artificielle. Le lancement de ce programme intervient dans un contexte où le numérique est devenu un levier stratégique pour l’emploi des jeunes au Cameroun.
Un encadrement institutionnel et associatif
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des autorités locales et des responsables de l’association organisatrice. Fondée à Ngaoundéré, l’association Cœur des générations œuvre pour le développement humain et social des jeunes. Selon sa présidente, Djamilatou Mohamadou, l’objectif est de former une jeunesse responsable, autonome et compétente, capable de contribuer au développement économique et social de sa communauté. La formation, qui se déroule sur plusieurs sites de la ville, alterne cours théoriques et ateliers pratiques, afin de permettre aux participants d’acquérir des compétences directement opérationnelles.
Des modules adaptés aux besoins du marché
Les trois filières proposées – marketing digital, secrétariat bureautique et intelligence artificielle – répondent à des besoins croissants sur le marché du travail camerounais. Le marketing digital, en plein essor avec la démocratisation des réseaux sociaux, offre des débouchés dans la communication et le commerce en ligne. La bureautique reste une compétence de base recherchée dans l’administration et les entreprises. Quant à l’intelligence artificielle, module plus avancé, il s’inscrit dans la dynamique nationale visant à former 60 000 jeunes aux métiers de l’IA d’ici 2027. La majorité des bénéficiaires étant des femmes, ce programme contribue également à réduire la fracture numérique de genre dans une région où l’accès aux formations techniques reste limité.
Un enjeu d’insertion professionnelle pour l’Adamaoua
À l’issue des cinq semaines de formation, les participants recevront une attestation de fin de cycle, censée faciliter leur insertion professionnelle ou la création d’activités génératrices de revenus. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion de l’emploi des jeunes portée par les autorités régionales et le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique, qui soutient des opérations similaires à travers le pays. Dans une région de l’Adamaoua où le taux de chômage des jeunes demeure préoccupant, ce type de programme constitue une réponse concrète aux défis de l’employabilité et de la transformation numérique du Cameroun.
