Douala, 30 juillet 2026 (CAPnews) – Un bus de la compagnie de transport interurbain United Express VIP a été entièrement consumé par les flammes ce jeudi 30 juillet 2026 sur la route nationale n°3, au lieu-dit Missole, situé entre Douala et Édéa. Parti de Douala à 10h30 à destination de Yaoundé, le véhicule a été victime d’un incendie, sans toutefois faire de victime. Selon le délégué départemental des Transports pour la Sanaga, joint au téléphone, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.
Une alerte ignorée et une évacuation salvatrice
Dès le départ de Douala, une odeur de brûlé a alerté les passagers. Le chauffeur, cherchant à les rassurer, a attribué cette odeur aux plaquettes de frein neuves. Quelques kilomètres plus tard, à Missole, un pneu a éclaté, provoquant un départ de feu qui a rapidement gagné l’ensemble du véhicule. La panique s’est emparée des voyageurs, mais le chauffeur et les passagers ont eu le réflexe d’évacuer le bus et de sortir tous les bagages avant que les flammes ne ravagent l’habitacle. Les sapeurs-pompiers, dépêchés sur les lieux, n’ont pu que constater l’état de la carcasse, le bus étant déjà entièrement calciné à leur arrivée.
Une perturbation de plusieurs heures sur la RN3
L’incident a entraîné une perturbation de la circulation sur la route nationale n°3 pendant plusieurs heures, le temps que les secours sécurisent la zone et que l’épave soit dégagée. La localité de Missole, située à une dizaine de kilomètres de Douala sur l’axe menant à Yaoundé, est régulièrement le théâtre d’accidents de la route. United Express, l’une des principales compagnies de transport interurbain du Cameroun, dessert les deux métropoles du pays avec une flotte de bus VIP climatisés et équipés de sanitaires, proposant jusqu’à 26 voyages quotidiens entre Yaoundé et Douala.
Des questions récurrentes sur la sécurité des transports
Ce nouvel incident relance les interrogations sur la sécurité des transports interurbains au Cameroun, alors que le pays enregistre en moyenne 1 200 morts par an sur ses routes, selon le ministère des Transports. Les passagers avaient signalé une odeur de brûlé dès le début du trajet, un signe qui aurait dû alerter davantage le chauffeur. Si le bilan humain est heureusement nul, cet événement souligne une fois de plus la nécessité d’un renforcement des contrôles techniques et des procédures de sécurité pour prévenir ce type de sinistres sur les axes les plus empruntés du pays.
