Banyo, 1er septembre 2026 (CAPnews) – Le pont métallique Acrow construit sur le Mayo Taram, à Banyo, est désormais opérationnel sur la Route nationale n°6, reliant Foumban, Tibati et Ngaoundéré. Mis en service par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, l’ouvrage vient remplacer un ancien franchissement devenu vulnérable aux intempéries. Avec une portée de 51,67 mètres et une largeur roulable de 7 mètres, ce nouvel équipement doit sécuriser la circulation sur cet axe stratégique et renforcer le désenclavement de l’Adamaoua.

L’investissement s’élève à 847,4 millions de FCFA TTC pour un ouvrage conçu pour durer. Le pont repose sur 12 pieux en béton armé et affiche une durée de vie prévisionnelle de 90 ans. Les travaux ont été réalisés en un peu plus de 25 mois par Nan Company Limited, sous le contrôle technique d’AE Consult S.A. Au-delà de la performance technique, l’infrastructure constitue un maillon important pour la mobilité des personnes et l’acheminement des marchandises, notamment les produits agricoles et le bétail, dans une zone où les ruptures de circulation peuvent peser lourdement sur les activités économiques.

La mise en service du pont devrait contribuer à fluidifier les échanges sur le corridor Foumban-Tibati-Ngaoundéré et à réduire les contraintes liées au franchissement du Mayo Taram. Pour les commerçants, transporteurs et producteurs, la sécurisation de cet axe représente un enjeu direct de réduction des coûts et des délais de transport. L’ouvrage s’inscrit ainsi dans les efforts de modernisation des infrastructures routières et de suppression des principaux goulets d’étranglement qui pénalisent encore la circulation dans plusieurs bassins de production.
Mais le pont Acrow commence déjà à produire un effet inattendu : il devient une attraction locale. Voyageurs, visiteurs et touristes s’arrêtent désormais pour admirer sa structure métallique et le paysage environnant, photographiant l’ouvrage et le lit du Mayo Taram. À Banyo, cette infrastructure conçue pour reconnecter les territoires pourrait ainsi également devenir un nouveau point d’intérêt pour les visiteurs, ajoutant une dimension touristique à un investissement d’abord pensé pour le transport, le commerce et le désenclavement.
