Kingston, 31 juillet 2026 (CAPnews) – Le Cameroun participe à la seconde partie de la 31e session de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui se tient du 13 au 31 juillet 2026 au Jamaica Conference Centre de Kingston, en Jamaïque. La délégation camerounaise est conduite par Oumarou Chinmoun, secrétaire général du ministère des Relations extérieures. Cette session, qui comprend les réunions du Conseil (13-24 juillet) et de l’Assemblée (27-31 juillet), est consacrée notamment à l’approbation du budget de l’AIFM pour le prochain exercice biennal et à la poursuite des négociations sur le code minier régissant l’exploitation des ressources minérales dans la Zone.

Un side event pour promouvoir l’ADSEA
En marge des travaux, le Cameroun organise, en collaboration avec l’AIFM, un événement parallèle destiné à promouvoir l’Académie de diplomatie africaine des fonds marins (ADSEA), hébergée par l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC) à Yaoundé. Cet événement vise à sensibiliser l’ensemble des États membres sur ce programme de formation et à mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre. L’ADSEA, dont l’atelier inaugural s’est tenu à Yaoundé du 9 au 13 février 2026, est conçue pour offrir une formation aux diplomates des pays africains francophones et anglophones dans le domaine de la gouvernance des grands fonds marins.

Un leadership camerounais reconnu dans la gouvernance des grands fonds
Le Cameroun, qui compte parmi les 38 États africains riverains et dispose de 13 millions de kilomètres carrés de zones maritimes, s’est historiquement distingué par son engagement au sein de l’AIFM. Le pays a notamment accueilli le président de l’Assemblée de l’AIFM en 2002 et celui du Conseil en 2014, et a contribué à la Commission juridique et technique. En hébergeant l’ADSEA, le Cameroun entend renforcer la participation des États africains, qu’ils soient côtiers ou enclavés, dans la gouvernance des fonds marins, conformément au principe du patrimoine commun de l’humanité.
Une mobilisation pour le financement et la mise en œuvre de l’ADSEA
L’objectif affiché de ce side event est de convaincre les États membres de l’AIFM de soutenir financièrement l’ADSEA, afin d’assurer la réalisation efficiente des activités envisagées. À ce jour, aucun État africain n’a encore engagé d’activités d’exploration ou d’exploitation dans la Zone. La formation des diplomates africains aux enjeux juridiques, techniques et environnementaux des fonds marins apparaît comme une priorité pour permettre au continent de peser pleinement dans les négociations sur le futur code minier et de bénéficier équitablement des retombées de l’économie bleue. Les résultats de cette mobilisation seront déterminants pour l’avenir de l’ADSEA et pour la place de l’Afrique dans la gouvernance des océans.
