Yaoundé, 17 septembre 2026 (CAPnews) – Le gouvernement tente une nouvelle fois de désamorcer la crise universitaire. Jacques Fame Ndongo retrouve ce vendredi le bureau du SYNES pour poursuivre les discussions engagées le 11 septembre. Le syndicat maintient pourtant sa grève totale et illimitée, déclenchée le 3 septembre. Au cœur du bras de fer figurent l’allocation spéciale de modernisation de la recherche, la dette académique et les conditions de travail des enseignants.

Le SYNES exige désormais des réponses précises aux revendications accumulées. Le syndicat demande notamment le paiement intégral de l’allocation spéciale et l’apurement de la dette académique. Il réclame aussi un cadre de concertation clairement défini avec la tutelle. De son côté, le MinESup affirme que l’État a commencé à apurer progressivement certaines dettes. Le ministère assure également la poursuite des préinscriptions et concours d’entrée aux grandes écoles.
Le bras de fer révèle un malaise plus profond dans le monde universitaire. Le Pr Jean Calvin Aba’a Oyono estime incompréhensible le traitement réservé aux enseignants du supérieur. Selon lui, ceux-ci forment l’élite et produisent le savoir du pays. La nouvelle réunion intervient donc sous une forte attente de résultats. Au-delà des communiqués et des rencontres, la question centrale reste celle de la capacité de l’État à apporter des réponses durables aux revendications du corps enseignant
