Yaoundé, 5 mai 2026 (CAPnews) – Le siège du Ministère des Travaux Publics vibre au rythme d’une évaluation capitale. Ces 5 et 6 mai 2026, le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi dirige une revue de projets routiers digne d’une véritable autopsie de plus d’une quarantaine de chantiers portés par la Direction des Investissements Routiers et la Division des Ouvrages d’Art. Ensemble elles comptent transformer les promesses de bitume en réalités concrètes pour les citoyens.
L’objectif de cet exercice est sans ambiguïté.
Il s’agit de faire le point sur l’avancement des travaux, de mesurer la réelle mobilisation des entreprises et, surtout, de lever les obstacles qui freinent encore certains chantiers. Alors que le deuxième trimestre 2026 s’amorce, le Ministère des Travaux publics veut mettre les bouchées doubles pour achever les projets en cours et lancer ceux dont les marchés viennent d’être attribués.Des chantiers qui changent la donne économique.
Parmi les dossiers sur la table, certains se distinguent par leur envergure. La phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala reste la pièce maîtresse du développement national. En réduisant les distances et les coûts de transport, elle prépare le terrain pour une économie plus compétitive. Le bitumage de l’axe Edéa-Dizangué sur la nationale N3 fait partie des plus belles réussites en cette matinée « les travaux sont à 65% en terme de réalisation. Les ouvrages d’assainissement à 85% ; il ne reste plus que 2 km pour recouvrir le reste du tronçon des 14km de linéaires ». Explique Tsang Messi, chef de projet CFHEC. Cet axe de 14km de linéaire connaît quelques difficultés liées aux pluies abondantes et à la signature des avenants. Le maillage du territoire se poursuit également avec les entretiens confortatifs sur la Nationale N7 (Edéa-Kribi) et la N10 (Yaoundé-Ayos-Bonis).Sur l’axe Mbalmayo-Sangmélima, les travaux sont scrutés de près pour garantir une circulation fluide vers le sud. Enfin, l’installation des ponts métalliques Acrow vient apporter une solution rapide et efficace au désenclavement des zones rurales les plus isolées.
Une ambition au service de l’humain
Au-delà des chiffres et des kilomètres, c’est l’impact sur le quotidien des populations qui guide cette revue. Chaque route réhabilitée, c’est un agriculteur qui livre ses produits plus facilement, un enfant qui arrive à l’école en sécurité et une économie locale qui respire.
Le défi est immense et les contraintes réelles, mais la détermination affichée ces jours-ci au MINTP montre que le pays avance. En posant les bases d’un réseau routier solide et moderne, le Cameroun ne construit pas seulement des routes, il trace la voie d’un avenir plus prospère et uni pour tous ses enfants.
