Maroua, 28 juillet 2026 (CAPnews) – Le Conseil régional de l’Extrême-Nord a officiellement lancé, le 22 juillet 2026 à Maroua, un projet de structuration de la filière cuir visant à faire de ce secteur artisanal un moteur de croissance industrielle et de création d’emplois. Présidée par le Pr Haman-Djalo, président de l’institution, la première réunion du Comité de concertation a réuni experts, représentants des administrations publiques, institutions d’appui aux entreprises, ainsi que les acteurs locaux – collecteurs de peaux, tanneurs, maroquiniers, cordonniers et artisans. L’objectif affiché est clair : transformer le potentiel artisanal du cuir de Maroua en un secteur performant, compétitif et tourné vers l’exportation.
Un diagnostic sans concession des freins à la croissance
Les travaux ont permis de dresser un état des lieux exhaustif de l’ensemble de la chaîne de valeur. Plusieurs obstacles majeurs freinent le développement du secteur : le manque d’organisation et de structuration en coopératives des acteurs de terrain, les difficultés opérationnelles liées aux techniques traditionnelles de traitement et de tannage, l’insuffisance des équipements modernes, ainsi qu’un accès limité aux marchés nationaux et internationaux. La région dispose pourtant d’un riche cheptel et d’un savoir-faire ancestral, notamment dans les localités de Maroua et Bogo, où l’activité du cuir s’est développée à une échelle importante entre les XIXe et XXe siècles.
Une feuille de route sur trois mois
Pour concrétiser ces orientations, le Comité a immédiatement mis en place un groupe technique de travail chargé d’élaborer les termes de référence et la note conceptuelle du projet. Les membres ont recommandé un calendrier resserré sur une période de trois mois, qui comprendra des descentes de terrain auprès des ateliers et centres de tannage, une analyse approfondie du marché ciblant les opportunités d’exportation, ainsi qu’une étude de faisabilité complète pour l’implantation d’infrastructures de transformation modernes. Le Conseil régional entend faire de cette filière un véritable gisement d’emplois pour la jeunesse locale et un pilier de l’industrialisation régionale.
Une prochaine étape prévue le 30 juillet
À travers cette initiative, l’institution ambitionne de mieux valoriser les importantes ressources animales de l’Extrême-Nord, d’améliorer la qualité des produits fabriqués et d’accroître leur compétitivité sur les marchés d’exportation. Les conclusions des travaux du groupe technique seront présentées lors d’une séance de restitution prévue le jeudi 30 juillet 2026. Cette étape devrait permettre d’affiner les orientations du projet avant le lancement des études de faisabilité et des actions opérationnelles, marquant ainsi une nouvelle étape dans la stratégie de développement économique de la région.
