Songdo, 28 octobre 2026 (CAPnews) — Le Cameroun a obtenu l’approbation du projet RACINE par le Fonds vert pour le climat (FVC). Réuni en sa 46ᵉ session en République de Corée, le conseil d’administration du Fonds a validé cette initiative portée par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT). Le projet, intitulé Resilient Agriculture for Climate, Investment, Nature and Equity, vise à renforcer la résilience climatique des filières cacao et café. Selon la publication officielle du Fonds vert pour le climat, cette approbation est intervenue le 27 octobre 2026.
Le financement combine des ressources internationales et une contribution nationale. Le montage présenté par les partenaires prévoit 87 millions d’euros du FVC, 40,4 millions d’euros de l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) et 88,5 millions d’euros de ressources nationales. Le partenariat Cameroun-CAFI détaille cette architecture financière. Ces ressources doivent soutenir une production plus durable, améliorer la traçabilité des produits et limiter la déforestation associée aux activités agricoles.
Le projet cible cinq régions productrices de cacao et de café. Le Centre, le Sud, l’Est, le Littoral et le Sud-Ouest sont concernés par cette initiative. Les interventions prévues comprennent l’intensification durable de la production, la transition agroécologique et le développement d’infrastructures de traitement après récolte. Le programme prévoit également des mécanismes d’incitation financière pour les producteurs, avec le Fonds de développement des filières cacao et café (FODECC) comme entité exécutante. La présentation du projet par le MINEPAT précise ses objectifs et son dispositif institutionnel.
L’accréditation du MINEPAT constitue un autre résultat majeur de cette décision. Selon les informations communiquées par l’équipe du projet, le ministère a été accrédité pour intervenir directement dans la mise en œuvre de RACINE, sans condition particulière annoncée. Cette modalité doit faciliter la mobilisation de financements climatiques par les institutions nationales. Le projet entre désormais dans une nouvelle étape, celle de la mise en œuvre effective et du suivi des résultats auprès des producteurs et des territoires concernés.
