Yaoundé, 23 octobre 2026 (CAPnews) — Le Japon expérimente une nouvelle approche agricole au Cameroun. La JICA collabore avec SynecO, entreprise du groupe Sony, pour promouvoir la Synecoculture. Cette méthode associe densément plusieurs espèces végétales utiles. Elle privilégie la biodiversité et les interactions naturelles entre les plantes. Elle vise à réduire le recours aux pesticides et aux engrais chimiques. Elle se pratique, en principe, sans labour ni intrants chimiques.

La JICA déploie des activités pilotes dans plusieurs localités camerounaises. À Mbankomo, dans le Centre, et à Khan, dans l’Ouest, l’agence conduit des expérimentations et des formations. Des initiatives ont également été menées à Garoua et Figuil, dans le Nord. Ces activités associent le Programme des Nations unies pour l’environnement et des ONG locales. Plus de 500 membres d’organisations paysannes y ont participé, dont environ 70 % de femmes. Les parcelles pilotes permettent de comparer cette méthode à l’agriculture conventionnelle.

Le projet entend aussi contribuer à la restauration des paysages dégradés. Prévu en novembre, un nouveau programme de coopération technique intégrera la Synecoculture. Il porte sur la restauration des paysages et l’adaptation aux changements climatiques. Il concerne également l’agriculture, la foresterie et les autres utilisations des terres. La JICA entend ainsi soutenir la conservation des forêts et la restauration des écosystèmes. Les expérimentations évaluent notamment la productivité, l’utilisation de l’eau, la santé des sols et la biodiversité.

Les premiers témoignages mettent en avant des perspectives économiques pour les productrices. À Figuil, une participante souligne la possibilité de cultiver pendant la saison sèche. « Nous pouvons produire et vendre. Qu’y a-t-il de mieux que cela ? », témoigne-t-elle. Cette expérience illustre les bénéfices potentiels de la méthode pour les communautés rurales. Ses résultats devront toutefois être évalués au regard des rendements et des conditions locales.
