Garoua, 13 juillet 2026 (CAPnews) – Un atelier de renforcement des capacités destiné aux ordonnateurs des crédits des régions de l’Est, de l’Adamaoua, de l’Extrême-Nord et du Nord s’est ouvert ce jour à Garoua, sous l’égide du ministère chargé du Contrôle supérieur de l’État (Consupe). La cérémonie d’ouverture a été présidée par Rose Mbah Acha Fomundam, responsable de cette institution, en séjour dans la capitale régionale du Nord depuis le week-end dernier. Cette session s’inscrit dans une série d’initiatives déjà déployées à Bamenda et à Douala, visant à outiller les gestionnaires publics sur l’ensemble du territoire.
L’objectif affiché de cette rencontre est de promouvoir une orthodoxie financière accrue, une rigueur administrative et une responsabilisation des acteurs dans la manipulation des deniers publics. Le Consupe entend ainsi consolider les bonnes pratiques de gestion et prévenir les dérives, en rappelant les règles et procédures en vigueur. Les échanges portent sur les mécanismes de contrôle interne, la transparence dans l’exécution des budgets et les obligations de reddition des comptes, conformément aux dispositions légales et réglementaires qui régissent la fonction publique camerounaise.
Les participants, issus de quatre régions aux réalités socio-économiques diverses, bénéficient d’un programme articulé autour d’études de cas concrets et de mises en situation. Cette approche pédagogique vise à adapter les principes généraux du contrôle aux spécificités locales, tout en garantissant une application homogène des normes sur l’ensemble du territoire. La présence de Rose Mbah Acha Fomundam témoigne de l’importance accordée par la hiérarchie à cette mobilisation, qui s’inscrit dans la stratégie nationale de moralisation des finances publiques engagée depuis plusieurs années.
Avec la tenue de cet atelier à Garoua, le Consupe achève une première boucle de formations régionales, après les étapes de Bamenda et Douala. Les prochaines sessions pourraient concerner d’autres zones géographiques, en fonction des besoins identifiés par l’administration centrale. En attendant, les ordonnateurs présents sont invités à mettre en pratique les enseignements reçus et à diffuser les bonnes méthodes au sein de leurs services respectifs, contribuant ainsi à une gestion plus saine et plus transparente des ressources de l’État.
