Rome, 22 septembre 2026 (CAPnews) – Le Cameroun veut rapprocher les normes sanitaires des réalités du terrain. Le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, l’a défendu à Rome. Il intervenait à la Conférence mondiale de la FAO sur l’approche « Une seule santé ». Le ministre a rappelé les liens entre santés humaine, animale, végétale et environnementale. Il a surtout insisté sur leur traduction dans les pratiques nationales. Pour le Cameroun, une norme reste limitée sans application opérationnelle.

Le Cameroun expose son dispositif face aux risques zoonotiques. Le pays compte cinq zones agroécologiques et appartient au bassin du Congo. Cette configuration l’expose à différents risques sanitaires. Les épisodes d’anthrax et la mortalité de grands singes du Dja en 2005 ont renforcé cette préoccupation. Le Programme national de prévention et de lutte contre les zoonoses émergentes et réémergentes coordonne aujourd’hui la réponse. La plateforme « Une seule santé » réunit plusieurs administrations sous supervision des Services du Premier ministre. Le dispositif associe aussi services vétérinaires, laboratoires et réseaux de surveillance.

Le ministre veut mesurer les normes à leurs effets sur le terrain. Le Cameroun dispose de plus de 3 200 normes dans 34 secteurs. L’ANOR a homologué 113 normes d’élevage et pisciculture en 2024. Elle a également homologué 25 normes de technologie alimentaire en 2025. Pour Dr Taïga, leur efficacité dépend désormais des capacités nationales. Il cite notamment les laboratoires, la surveillance et les ressources humaines. Il appelle aussi à renforcer les financements et la coordination sectorielle. Le Cameroun plaide ainsi pour des normes internationales applicables aux réalités locales.
