Garoua, 20 juillet 2026 (CAPnews) – Une embarcation transportant une trentaine de personnes et diverses marchandises a chaviré dans la nuit du 17 au 18 juillet 2026 au large du village de Garoua-Windé, dans la région du Nord du Cameroun. Partie vers 1 heure du matin du port fluvial de Garoua à destination du Nigeria, la pirogue a sombré peu après son départ, alors qu’elle naviguait sur, la Benoué, le cours d’eau qui longe cette localité. Selon un bilan provisoire, quinze passagers ont été secourus in extremis par des pêcheurs et des villageois, tandis que quinze autres sont toujours portés disparus.
Une cargaison instable et des échanges informels
Les premiers éléments recueillis sur place indiquent que la cargaison, composée principalement de ferraille et de denrées de première nécessité, aurait été mal arrimée, provoquant le déséquilibre de l’embarcation et son chavirement. Ce drame illustre les risques liés au transport fluvial informel entre le Cameroun et le Nigeria, des échanges qui empruntent régulièrement des voies non officielles, dans des embarcations souvent hors normes. La porosité des frontières et l’absence de contrôle renforcent la précarité de ces traversées.
Des opérations de secours toujours en cours
Les opérations de recherche qui se sont poursuivies activement tout le week-end pour tenter de retrouver les quinze disparus, ont été interrompues ce lundi. Les autorités locales n’ont toujours pas encore communiqué de bilan définitif, et les conditions météorologiques sur le fleuve Bénoué ont compliqué les efforts des secours. Aucune information officielle n’a été rendue publique concernant l’identité des victimes ou l’éventuelle ouverture d’une enquête.
Un nouveau drame fluvial dans la région
Ce naufrage survient dans un contexte où les accidents fluviaux sont fréquents au Cameroun et au Nigeria, en raison de la vétusté des embarcations, du surchargement et du manque de dispositifs de sécurité. La catastrophe de Garoua-Windé rappelle la vulnérabilité des populations qui dépendent des voies d’eau pour leurs déplacements et leurs échanges commerciaux, faute d’infrastructures routières ou portuaires suffisamment développées dans cette partie du pays.
