Yaoundé, 17 mai 2026 (CAPnews) – Francis Ngannou a dû patienter, caméra de Netflix oblige, avant de s’élancer vers la cage hexagonale de l’Intuit Dome. Pressé d’en découdre, il imaginait un combat expéditif. Pourtant, Philippe Lins, adversaire a priori inférieur sur le papier, a tenu presque l’intégralité du premier round, subissant certes une domination totale mais refusant de céder.
Dès les premiers échanges, un coup de pied puissant fit hurler la salle et reculer le Brésilien. Moins d’une minute après, Ngannou tenta une guillotine. Au bout de quatre-vingt-dix secondes, un premier crochet dévastateur atteignit le crâne du « Monstro ». Lins, cherchant le takedown, encaissa des coups au sol. À chaque relevé – bouche ensanglantée –, l’ancien champion du PFL subissait de nouveaux poings, cette fois dans le ventre, coincé contre la cage.
Mais à quatre minutes du gong, Lins (18 victoires, 6 défaites), toujours debout, commit l’erreur d’attaquer. Le Prédateur vit l’ouverture et conclut les débats trente et une secondes avant la fin du round. « Respect à Philippe. Il a été plus costaud que je ne le pensais », déclara Ngannou (19-3) au micro de Netflix, sous le regard amusé de Jon Jones, en froid avec l’UFC.
L’homme aux quatorze K.-O. ne cache plus son objectif : « Je crois qu’il veut m’affronter, oui. Jon Jones est peut-être le meilleur de l’histoire du MMA. Mais en matière de business, il a encore à apprendre. Il devrait regarder ce que je fais et en tirer la leçon. » Des mots accueillis par un sourire de « Bones ». L’espoir d’un duel entre les deux terreurs de leur discipline renaît.
