MAGA, 14 août 2026 (CAPnews) – La digue-barrage de Maga, construite en 1979 pour réguler les eaux du Logone et alimenter les périmètres rizicoles de la SEMRY, présente d’importants signes de dégradation. Longue de 27 kilomètres, elle est exposée à diverses pressions liées notamment au piétinement des talus, à la pêche et aux activités agricoles. Selon un rapport d’experts, trois kilomètres présentent un risque de ruptures partielles, tandis que 52 kilomètres sur les 72 de la digue de protection du Logone sont exposés à un risque élevé de surverse en cas de crue.
L’ouvrage avait déjà subi une rupture de 30 mètres à Dougui en 2024, après avoir été fragilisé par les épisodes d’inondations de 2022 et 2024. Près de 500 millions de FCFA ont été débloqués pour des travaux de consolidation, réalisés notamment par la SEMRY et le Génie militaire. Toutefois les interventions n’ont pas permis de résorber l’ensemble des points critiques, notamment dans les zones de Maga, Kaïkaï et des localités environnantes.
Une éventuelle rupture pourrait provoquer d’importantes inondations dans les zones situées en aval. Une étude de la Banque mondiale citée dans le texte estime que près de 150 km² pourraient être submergés et jusqu’à 120 000 personnes exposées. Les autorités locales appellent à renforcer la sécurisation des secteurs à risque et à mettre en place un dispositif d’alerte précoce. Des travaux menés dans le cadre du Projet d’urgence de lutte contre les inondations (PULCI), financé par la Banque mondiale, auraient atteint 80 % d’avancement sur certains tronçons, tandis que des points critiques restent à traiter.
