Yaoundé, 16 octobre 2026 (CAPnews) – Rémy Nama, magistrat hors hiérarchie et haut fonctionnaire camerounais, a été nommé président du Conseil constitutionnel par décret du président de la République, Paul Biya, signé ce vendredi. Il succède à Clément Atangana, premier titulaire de cette fonction depuis la mise en place de l’institution en 2018, décédé le 4 octobre dernier à Paris. Cette nomination intervient après une période d’intérim assurée par le doyen d’âge des membres du Conseil, le professeur Paul Nchoji Nkwi.

Avant son accession à la tête de cette institution, Rémy Nama exerçait au Secrétariat général de la Présidence de la République, où il était notamment chargé de mission au sein de la division des affaires judiciaires et conseiller chargé des affaires juridiques. Magistrat de haut rang, il a ainsi évolué au sein des services présidentiels, où il intervenait sur des dossiers juridiques et administratifs relevant des compétences de l’État. Son parcours comprend également des responsabilités de représentation institutionnelle au sein d’organismes publics.

Sa participation à la gouvernance de plusieurs structures étatiques est notamment attestée par des actes officiels. Le décret présidentiel du 28 novembre 2013 le désigne comme représentant de la Présidence de la République au conseil d’administration du Parc national de matériel de génie civil (Matgénie). Son nom figure également dans un décret de janvier 2023 relatif à la composition du conseil d’administration de l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME), toujours comme représentant de la Présidence. Ces fonctions témoignent de son expérience dans les instances de gouvernance des établissements publics.
À la tête du Conseil constitutionnel, Rémy Nama prend les commandes d’une institution centrale dans l’architecture juridique et démocratique du Cameroun. Celle-ci veille notamment à la régularité de l’élection présidentielle, des élections parlementaires et des consultations référendaires, dont elle proclame les résultats. Elle statue également sur la constitutionnalité des lois et sur les contentieux électoraux relevant de sa compétence. Sa nouvelle fonction le place ainsi au cœur des mécanismes de contrôle constitutionnel et de régulation du processus électoral.

Le décret présidentiel annonce également la nomination d’Abdoulaye Daouda comme membre du Conseil constitutionnel. Ancien secrétaire général adjoint de l’Assemblée nationale et conseiller spécial du président du Sénat, il rejoint cette institution dans le cadre du réajustement de sa composition intervenu après le décès de Clément Atangana et celui du membre Bah Oumarou Sanda, survenu le 7 août 2026.
