Yaoundé, 20 mars 2026 (CAPnews) – Le paysage institutionnel camerounais connaît un nouvel agencement. Après la récente mutation à la tête de l’Assemblée nationale, c’est désormais au Sénat que s’opère une transition attendue. Aboubakary Abdoulaye, sénateur depuis 2013, a été porté à la présidence de la chambre haute, succédant ainsi à Marcel Niat Njifenji. Ce changement, intervenu dans un climat préservé de continuité républicaine, parachève un mouvement de renouvellement des hautes fonctions parlementaires.
Un équilibre entre tradition et État
La passation s’inscrit dans la logique d’une stabilité maîtrisée. En prenant la succession de Marcel Niat Njifenji, dont le long passage à la tête du Sénat a marqué les esprits, Aboubakary Abdoulaye incarne à la fois l’expérience institutionnelle et la fidélité aux équilibres qui régissent la gouvernance du pays. Son parcours de sénateur, établi sur plus d’une décennie, garantit une continuité dans la conduite des affaires de la chambre des conseillers.
Dans la continuité républicaine
Mais cette élection revêt également une portée symbolique forte. Lamido de Rey Bouba, Aboubakary Abdoulaye est l’une des plus hautes figures d’autorité traditionnelle du Cameroun. En lui confiant la présidence du Sénat, c’est un symbole d’équilibre entre l’héritage culturel et la responsabilité étatique qui est érigé au cœur des institutions. Cette double légitimité – politique et coutumière – confère à son mandat une dimension singulière dans l’histoire parlementaire.
Une double légitimité
Dans sa première prise de parole, le nouveau président du Sénat a d’ailleurs immédiatement fixé le cap. Il a réaffirmé son engagement à œuvrer sans relâche pour la stabilité des institutions et le service exclusif de la nation. Une déclaration d’intention qui, par sa solennité, entend rassurer sur la constance de la ligne républicaine, tout en ouvrant, sous une autorité respectée, une nouvelle séquence à la présidence de la chambre haute.

