Yagoua, 29 avril 2025 (CAPnews) – Dans une valse de coop├⌐ration aussi harmonieuse quΓÇÖun tango improvis├⌐, le Cameroun et le Tchad ont enfin concr├⌐tis├⌐ un r├¬ve vieux de plusieurs d├⌐cennies. Un projet si ambitieux quΓÇÖil aurait pu figurer dans un roman dΓÇÖaventures. Sous lΓÇÖ├⌐gide des gouvernements et gr├óce ├á lΓÇÖappui de g├⌐n├⌐reux m├⌐c├¿nes : la Banque Africaine de D├⌐veloppement et lΓÇÖUnion Europ├⌐enne, dont les portefeuilles semblent aussi in├⌐puisables que leur expertise. Ce pont sur le Logone est pass├⌐ du statut de ┬½ projet fant├┤me ┬╗ ├á celui de r├⌐alit├⌐ tangible. Le Premier Ministre camerounais, Dr Dion Ngute, nΓÇÖa pas manqu├⌐ de saluer ces institutions, dont le soutien financier a probablement ├⌐vit├⌐ que lΓÇÖid├⌐e ne resteΓǪ ├á lΓÇÖ├⌐tat de pont volant.
Côté réalisation, le méli-mélo entrepreneurial a réuni Razel Cameroun, Razel-Bec, Sotcocog et autres virtuoses du béton armé, sous l’œil vigilant de Gaff GMBH&Co et consorts. Ces bâtisseurs modernes, alliant savoir-faire local et technologies importées, ont jonglé avec les normes environnementales comme des funambules sur un fil sans froisser dame Nature, mais en lui offrant une nouvelle perspective. Les riverains, quant à eux, se frottent déjà les mains : finis les bacs aussi stables qu’une chaise bancale ou les détours dignes d’un rallye saharien. Le pont promet désormais de fluidifier les échanges avec une efficacité qui ferait pâlir un coursier tchadien à moto.
Symboliquement, ce pont est un véritable couteau suisse du développement : outil économique, levier social et même arme anti-grincements diplomatiques. Comme l’a souligné avec panache le Premier Ministre tchadien Allamaye Halina, « il ne relie pas que deux rives, mais deux économies, deux cultures, et probablement deux recettes de mil ». Les discours officiels, agrémentés de danses traditionnelles et d’expositions colorées, ont rappelé que si le béton unit les berges, ce sont les rires et les échanges qui cimentent les peuples. Et si d’aventure un esprit chagrin doutait de l’impact de l’ouvrage, qu’il aille donc expliquer aux éleveurs camerounais qu’un troupeau traverse mieux un fleuve en béton qu’en barque !
