Yaoundé, 26 mars 2026 (CAPnews) – Le Palais des congrès de Yaoundé accueille du 26 au 29 mars courant la 14e conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Placée sous le signe de la reconfiguration des équilibres commerciaux mondiaux, cette rencontre rassemble des délégations venues des quatre coins du globe. Le Cameroun est le second pays africain, après le Kenya à accueillir un tel rassemblement ministériel. Une présence massive de délégués internationaux qui confère à l’événement une portée à la fois diplomatique et stratégique.
Un marqueur historique pour le Cameroun
Le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute, représentant personnel du chef de l’État, a présidé la cérémonie d’ouverture. Dans une allocution empreinte de solennité, il a d’emblée rappelé le caractère inédit de ces assises : « Comme vous le savez, ces assises sont les deuxièmes du genre à se tenir sur le continent africain depuis la création de l’organisation. » Une phrase qui résonne comme un marqueur historique, soulignant la place grandissante de l’Afrique dans les instances de régulation du commerce international.
La reconnaissance du rôle croissant de l’Afrique dans le commerce international
Au-delà du symbole, le chef du gouvernement camerounais a tenu à inscrire cette conférence dans une dynamique de reconnaissance : « Au-delà de leur portée symbolique, elles traduisent la reconnaissance du rôle croissant de l’Afrique dans les dynamiques qui structurent le commerce international. » Une déclaration qui, dans l’enceinte du Palais des congrès, a été accueillie par une vive attention des délégués, conscients des enjeux liés à la participation accrue des nations africaines aux chaînes de valeur mondiales.
Une page nouvelle dans la gouvernance économique mondiale
Alors que les travaux débutent pour plusieurs jours, les regards sont tournés vers les avancées possibles en matière d’accès aux marchés, de réforme du système commercial multilatéral et de soutien aux économies émergentes. En accueillant cette conférence ministérielle, le Cameroun affirme non seulement son rôle de carrefour diplomatique en Afrique centrale, mais participe également à écrire une page nouvelle de l’intégration du continent dans la gouvernance économique mondiale.
