Rabat, 09 d├⌐cembre 2026 (CAPnews) – Les Lions de l’Atlas ont m├⌐thodiquement conduit ceux « Indomptables » du Cameroun vers la sortie de la CAN 2025, sur le score sans appel de 2 ├á 0. R├⌐sultat des courses : le Maroc file en demi-finale, emportant avec lui sa discipline et son jeu organis├⌐, tandis que le Cameroun reprend la route de Yaound├⌐ avec, dans ses bagages, son ├⌐ternel classique : « l’espoir d’une ├⌐quipe rajeunie ». Un refrain connu, mais qui a le m├⌐rite de la constance.
Le ballon, cet inconnu
D├¿s le coup dΓÇÖenvoi, les co├⌐quipiers du capitaine Nouhou Tolo ont sembl├⌐ consid├⌐rer le ballon rond avec une certaine m├⌐fiance, comme un objet ├⌐trange dont il valait mieux se d├⌐faire au plus vite. La possession fut donc marocaine, ├á tel point que l’on a cru ├á un malentendu : les Camerounais pensaient-ils ├¬tre invit├⌐s ├á un workshop sur l’art du pressing ? La le├ºon fut s├⌐v├¿re : ├á force de conc├⌐der des corners dans une d├⌐fense en ordre dispers├⌐, lΓÇÖin├⌐vitable Brahim Diaz a fini par ouvrir le score. Le milieu de terrain camerounais, quant ├á lui, pratiquait l’art d├⌐licat de la longue balle perdue, une strat├⌐gie aussi efficace qu’un talkie-walkie sans piles.
La fuite en avant désespérée (et Contre-productive)
Voulant ├á tout prix renverser la vapeur, les Lions Indomptables se sont ru├⌐s vers l’avant en seconde p├⌐riode avec l’├⌐nergie du d├⌐sespoir. H├⌐las, cette attaque lib├⌐ra dans leur propre camp des espaces grands comme le d├⌐sert du Sahara, terrain de jeu id├⌐al pour les Marocains. Sa├»bari n’a pas fait de cadeau, inscrivant le but du break d’une frappe s├¿che ├á la 74e minute. ├Ç 2-0, le Maroc, s├⌐rieux et appliqu├⌐, n’a plus eu qu’├á g├⌐rer son bien, transformant les derni├¿res minutes en longue promenade de sant├⌐. Le Cameroun, atone, semblait d├⌐j├á penser au communiqu├⌐ post-match sur « l’exp├⌐rience acquise ».
L’art de cultiver l’espoir
Ainsi s’ach├¿ve cette onzi├¿me aventure en quart de finale pour le Cameroun, sur un constat mitig├⌐ : battus, mais fiers ? Les regrets sont permis, mais vite balay├⌐s par la promesse d’un avenir meilleur avec cette jeune ├⌐quipe. Une ├⌐quipe si jeune, peut-├¬tre, qu’elle en oubliait parfois les bases, comme conserver le ballon ou marquer des buts. Le Maroc, lui, poursuit sa route, m├⌐thodique. Quant aux Lions Indomptables, ils restent, comme leur nom l’indique, indomptables dans l’art de cultiver l’espoir. La preuve : ils en sont d├⌐j├á ├á parler de la CAN 2027.
