Agadir, 24 décembre 2025 (CAPnews) – Le choc tant attendu entre les Panthères du Gabon et les Lions Indomptables du Cameroun a tenu ses promesses d’intensité, mais certainement pas de beauté. Portés par un stade d’Agadir chauffé à blanc par près de 2000 supporters camerounais, les Lions ont marqué très tôt par Etta Eyong (6e), profitant d’une inspiration de Bryan Mbeumo. Un éclair dans un ciel d’abord plombé. Privé initialement de ses stars Aubameyang et Lemina, le Gabon a semblé sonné, avant que l’entrée de ses deux cadres à la demi-heure de jeu ne redresse enfin la tête des Panthères, frôlant l’égalisation avant la pause.

Le grand n’importe quoi tactique
Si le score n’a plus bougé, le spectacle, lui, a radicalement changé… en pire. L’entame de seconde période a sonné le glas de toute tentative de jeu construit de la part du Cameroun. Carlos Baleba sorti sur blessure et remplacé par Junior Onana, l’entrejeu a perdu sa colonne vertébrale. Les Lions, campés dans leur moitié de terrain, ont offert au Gabon un monopole balistique inquiétant. La défense a tenu bon, mais plus par la grâce d’une maladresse gabonaise chronique, voir l’occasion improbable ratée par Bouanga (63e) – que par une réelle maîtrise. Le jeu camerounais est devenu une bouillie nauséabonde, un « slot » tactique où chacun jouait pour son compte, sans idée ni identité collective.
Une victoire en dépit du bon sens
Les dix dernières minutes ont ressemblé à un film d’horreur en accéléré pour les supporters des deux camps : un ping-pong anxiogène, des contres mal négociés, une impression générale de se noyer dans un verre d’eau. Les Lions, arc-boutés, ont résisté non pas par la supériorité technique, mais par un mélange de fatalisme et d’instinct de survie. Le coup de sifflet final a sonné comme une délivrance. Le Cameroun s’offre trois précieux points pour aborder la « poule de la mort », mais cette équipe, méconnaissable, pose une question cruciale : a-t-elle seulement un projet de jeu ?

Les Lions Indomptables ont gagné le match, mais ont perdu leur âme sur la pelouse. Une victoire à l’arraché qui ressemble furieusement à une alerte rouge. Le compteur est mis à zéro, mais la facture footballistique, elle, pourrait être salée pour la suite.
